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ricardo gonzalez Journaliste indépendant, Ricardo González Alfonso a été condamné à 20 ans de prison en mars 2003 pour avoir dirigé la publication de « De Cuba », la première revue indépendante à paraître depuis la Révolution cubaine de 1959.
1969 jours se sont écoulés depuis le 18/03/2003, jour de l'arrestation de Ricardo Gonzalez à La Havane
1. Les liaisons dangereuses

En 1948, Castro est à l’université de La Havane et il fait partie des bandes armées qui font de la politique, souvent en liaison avec les partis traditionnels. A plusieurs reprises on le retrouve mêlé à des règlements de compte sanglants. Petit à petit il acquiert sa réputation de chef de bande et d’orateur sachant captiver les foules et en militant dans le syndicat des étudiants. Déjà à cette époque il échappe de justesse aux tueurs d’un certain Manolo, un chef de bande dont Castro voulait prendre la place.

Coté public, Castro a donc très tôt forgé sa destinée de révolutionnaire : celle d’un agitateur professionnel, prêt à tout pour se rendre populaire.

Mais coté cœur, ses goûts son beaucoup plus classique : son premier amour Mirta Diaz Balard est la fille d’un ami intime de Batista.
Malgré l’opposition du père de Mirta, Fidel l’épouse en 1948 : ce sera sa première femme avec laquelle il a son premier enfant, « Fidelito » en 1949.
En 1952, après le coup d’état de Batista, c’est Rafael Diaz Balard, le frère de Mirta, qui est nommé vice ministre de l’intérieur, chargé de la SIM, la police politique chargé de traquer les opposant, dont Castro fait partie. La situation est assez cornélienne…..et encore aujourd’hui le principal adversaire de Castro à la chambre des représentants n’est autre que Lincoln Diaz Balart… un cousin de son ex femme.

FIDEL MON PÈRE
Fidel mon père Comment vivre, comment respirer quand on est la fille adultérine d'un tyran tropical, et qu'on a la liberté chevillée au corps ? Alina Fernández donne sa réponse. Née riche et choyée dans la meilleure bourgeoisie de La Havane, d'une mère sublime, rebelle à son milieu et folle d'un révolutionnaire nommé Fidel Castro.>>>suite>>>

Alina Fernandez

L’année suivante, Fidel tombe amoureux d’une autre femme : Naty Revuelta, encore une fille de bonne famille qui succombe au charme du révolutionnaire
Lorsque Fidel décide avec une poignée de complices d’attaquer la caserne de Moncada, le 26 juillet 1953, il est fait prisonnier, et plusieurs de ses camarades sont torturés et assassinés. Fidel doit sans doute sa vie sauve à ses relations et à celles de sa femme (et de sa maîtresse, avec qui il échange des correspondances incessantes depuis sa cellule).

En 1955, Fidel est amnistié par Batista : pour avoir attaqué les armes à la main une caserne militaire, il n’a fait que 2 ans de prison. En 1956, il a un autre enfant avec Naty Revuelta : Alina Fernandez, aujourd’hui réfugiée politique aux Etats Unis.

En dehors de l’attaque ratée de la Moncada, Castro a en fait très peu combattu, les combats les plus violents étant mené dans le centre du pays par Che Guevara et Camilo Cienfuegos. En revanche une fois la victoire acquise et Batista en fuite, il mettra huit jours (du 1 au 8 janvier) pour parcourir les mille kilomètres qui séparent Santiago de La Havane, multipliant les interventions devant les caméras et les discours fleuve.

Enfin en 1959, nouveau rebondissement : Fidel rencontre une nouvelle maîtresse. Marita Lorenz n’a que 19 ans et elle est la fille d’un capitaine de navire qui fait escale à La Havane. Fidel l’installe au Habana Libre (ex Hilton) son QG. Mais l’histoire tourne au vinaigre : Marita est enceinte, et Fidel veut l’obliger à avorter. Marita s’enfuit et elle sera recruté quelques années plus tard par la CIA pour empoisonner Castro (elle renonce au dernier moment).

2. Petits meurtres entre amis

Castro a toujours clamé haut et fort qu’il n’était pas communiste : après avoir pris le pouvoir, il change rapidement d’avis (ou bien, il l’a toujours été dès le départ ? C’est ce que défend Raffy).

CASTRO L'INFIDELE par Serge Raffy
On s'y attendait un peu, mais cette fois les choses sont claires : Castro est bien ce dictateur maniaque, manipulateur, cynique et obsédé du pouvoir, loin, très loin de cette image de justicier luttant seul contre l'agression américaine. >>>>suite>>>>

La chronologie de l'année 1959, qui débute par la fuite de Batista et l'entrée des «barbudos» de la Sierra Maestra dans La Havane, ne dément pas, loin de là, ce qui précède : après avoir nommé un gouvernement «démocratique» où sont représentées toutes les sensibilités de l'opposition à Batista, Fidel Castro dissout dès le mois de février l'Assemblée nationale, se proclame Premier ministre ; et trois mois plus tard, il impose la collectivisation des terres sous le contrôle de l'armée. De quoi satisfaire Fabio Grobart et un certain Nikolaï Leonov, un autre agent du KGB, très lié au frère omniprésent de Fidel, Raul, dépêché à Prague dès 1953 aux fins de formation à la clandestinité. Cette accélération de la révolution en direction d'un soviétisme tropical, le rôle accru des communistes cubains dans des instances para gouvernementales quasi clandestines et l'autoritarisme croissant dont fait preuve Castro lui-même, ne sont pas du goût de certains de ses compagnons de la première heure.

Dès la première année, Fidel fait tout pour éliminer ses alliés historiques de la lutte anti Batista, dont certains ne cachent pas leur opposition au communisme. Il veut d’abord imposer son frère, Raul Castro, comme chef de armées. Mais il y a un problème : Raul n’est pas du tout charismatique et a un rival qui l’est beaucoup plus. Le commandant Camilo Cienfuegos, un play boy fêtard qui porte toujours un chapeau de cow boy. Les Cubains ( et surtout les Cubaines) l’adorent : macho, bagarreur et séducteur, il a tout pour plaire.
En octobre 1959, il disparaît mystérieusement dans un accident d’avion, en revenant d’une mission où l’avait envoyé Fidel. Hubert Matos, un autre commandant très populaire, mais aussi opposé au communisme, aura plus de chance : 20 ans de prison.

Ensuite la liste est longue des anciens camarades qui finissent en prison, fusillés, ou morts « accidentellement ». Parmi eux les jumeaux Tony et Patricio de la Guardia : une histoire incroyable. Ils sont les deux fils d’une très riche famille Havanaise : yacht, piscine, voitures de sports etc…Mais quand la révolution arrive, ils restent et se mettent au service de Castro. Ils offrent même le yacht de la famille à Castro qui l’utilise pour faire de la plongée. Les jumeaux sont de tous les coups : ils organisent la protection rapprochée de Castro (les tropas) et partent à l’étranger en service commandé. Tony est en Syrie, au Liban, en Angola pour Castro. Il sert de garde du corps à Allende etc…(il faudrait une ITV de sa fille Ileana de La Guardia qui habite à Paris).
Ils organisent aussi le contournement de l’embargo pour Castro avec le département MC (monnaie convertible officiellement, et marijuana et cocaina pour les mauvaises langues).

En 1989, Tony est fusillé et Patricio condamné à trente de prison. Par la même occasion, Fidel se débarrasse du général Ochoa, le dernier rival de son frère Raul dans l’armée.

3. Castro, capitaliste modèle qui paye cash les américains

Le mythe du socialisme
Lorsqu’il voyage à l’étranger, en particulier dans les pays latino américains, Fidel Castro est encore accueilli chaleureusement par des foules de syndicalistes et partis de gauche. Mais combien d’entre eux accepteraient les conditions de travail d’un Cubain, payé 10 $ par mois sans droit de grève ni syndicat ? Le discours et le vernis est toujours socialiste, mais l’entreprise « Cuba » est sans doute une des plus capitalistes au monde.

Depuis 1990, le régime de Fidel Castro est entré dans une période de restrictions et d'austérité baptisée "période spéciale en temps de paix". Ces mesures font suite à la désintégration de l'Union soviétique, qui était depuis les débuts de la Révolution le principal soutien et bailleur de fonds de Cuba.
Pour combler le vide laissé par la disparition de son partenaire soviétique, Cuba décide de s'ouvrir au tourisme, autorise la libre circulation du dollar, et fait appel aux investisseurs
étrangers.
Ceux-ci (en majorité européens) sont devenus de fait les principaux soutiens du régime. C'est un jeu dangereux car les lois cubaines les obligent à être des soutiens actifs de la dictature en employant une main d’œuvre spoliée de son salaire et qui n'a aucun droit.
Les entreprises étrangères doivent obligatoirement payer le salaire de leurs employés cubains en dollars à l'Etat Cubain, qui le reverse... en pesos, (1dollar = 25 pesos) soit une confiscation de 97 % de leur revenu.
Syndicat unique, pas de droit de grève, licenciement immédiat sur simple demande, "filtrage" des candidatures par le parti, autant de petites "spécificités" du système cubain. Même le MEDEF dans ses rêves les plus fous, n'a jamais envisagé un système d'exploitation (au sens marxiste du terme) aussi répressif. De fait ce système de sous traitance et de monopole qui piétine allègrement les conventions de l’OIT, fait de chaque investisseur étranger un complice de la spoliation des travailleurs cubains.

vignette couvCopyright © 1999 Olivier Languepin / Éditions Gallimard. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'auteur. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'auteur.

08 août 2008
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