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Journaliste indépendant, Ricardo González Alfonso a été condamné à 20 ans de prison en mars 2003 pour avoir dirigé la publication de « De Cuba », la première revue indépendante à paraître depuis la Révolution cubaine de 1959.1969 jours se sont écoulés depuis le 18/03/2003, jour de l'arrestation de Ricardo Gonzalez à La Havane |
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6. Quelle transition pour Cuba ? (extrait)"Il n'y aura pas de transition dans ce pays" (Fidel Castro, février 1998).Fidel Castro et ses ennemis jurés de Miami sont au moins d'accord sur une chose : l'absence de véritable transition à Cuba. Pour la communauté exilée les récentes réformes économiques ne changent rien au fond du problème : Cuba reste une dictature communiste. Quant à Fidel il l'a dit et répété à maintes reprises : la transition du socialisme vers le capitalisme n'aura pas lieu. Pourtant tout le monde sait qu'elle est inévitable. Mais quelle transition ? Il n'y a guère de modèle qui puisse s'appliquer à la situation cubaine, car elle ne correspond ni à la situation des ex pays de l'Est, ni à celle des transitions démocratiques des dictatures latino américaines. Fidel Castro est un cas particulier : il n'est ni Pinochet, ni Jaruzelski . Dans le cas cubain il ne s'agit pas de bousculer une tête galonnée, ni une marionnette à la solde d'une puissance étrangère, mais de mettre fin à une expérience révolutionnaire et populaire qui a mobilisé en son temps des millions de personnes. Réduire la révolution cubaine à sa composante marxiste serait une lourde erreur : le nationalisme cubain, aujourd'hui incarné de fait par Castro, est sans doute la véritable clé de voûte du régime. D'autant plus qu' il s'agit également de résister à une pression extérieure qui prétend imposer son propre schéma de transition sous forme de protectorat dirigé par les États Unis. Le régime Cubain a beau être à bout de souffle, il fait encore l'unanimité lorsqu'il s'agit de résister aux visées revanchardes et annexionnistes des ultras de Miami soutenus par les États Unis. L'après Castro ? La question est bien sûr dans toutes les têtes mais par sur toutes les lèvres. Dans les hauts cercles du pouvoir on évite soigneusement d'y faire allusion , preuve s'il en était besoin que Fidel tient encore fermement les rênes du pouvoir.L' avenir sans Fidel est bien entendu une certitude biologique mais à l'instar des fin de règne des grands caudillos, il serait indécent d'évoquer la succession du "lider maximo" de son vivant. Dans les chancelleries les rumeurs, toujours contradictoires et invérifiables, vont bon train sur l' état de santé de Castro et on se perd en conjecture sur l'intronisation d'une nécessaire relève. Pourtant la relève est prête : le Parti communiste à déjà installé dans les sphères du pouvoir son équipe de quadras et de technocrates autour de Carlos Lage ou de Ricardo Alarcon qui ont dirigé la mise en place de la nouvelle politique économique. Mais pour l'heure leur marge de manoeuvre est inexistante : tant que le lider maximo n'a pas dit son dernier mot, la seule solution consiste à attendre en silence. Comme le font 11 millions de cubains.
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