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Journaliste indépendant, Ricardo González Alfonso a été condamné à 20 ans de prison en mars 2003 pour avoir dirigé la publication de « De Cuba », la première revue indépendante à paraître depuis la Révolution cubaine de 1959.1969 jours se sont écoulés depuis le 18/03/2003, jour de l'arrestation de Ricardo Gonzalez à La Havane |
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Les investisseurs européens plus prudents
En 2005 Cuba célébrera le dixième anniversaire de son ouverture aux investissements étrangers : une mesure décidée pour sortir le pays de la crise profonde qu’avait entraîné la suppression des aides soviétiques en 1990. Lorsque cette nouvelle loi est proclamée en septembre 1995, les investisseurs européens et canadiens se précipitent sur l’île du docteur Castro, trop contents d’occuper les meilleures places au nez et à la barbe des américains. Aujourd’hui on compte environ 340 joint venture cubano-étangers, dont la moitié avec des entreprises européenne, et le reste en provenance du Canada et de l’Amérique Latine. Sur un stock total d’investissements étrangers estimé à 6 milliards de $ la France occupe la quatrième place avec environ 6% du total, loin derrière l’Espagne (25%), le Canada (20%) et l’Italie (19%). L’Espagne est très présente dans le secteur du tourisme avec la chaîne MELIA qui exploite 22 hôtels à Cuba, tandis que les Canadiens ont investi le secteur des mines de Nickel et du pétrole. Parmi les principales entreprises françaises on trouve d’abord Bouygues, le principal constructeur étranger d'hôtels à Cuba, en partenariat avec Gaviota, l’entreprise de tourisme dirigée par l’armée cubaine (neuf hôtels achevés ou en cours de construction, d'une capacité de 4 500 chambres) et ACCOR, qui gère trois hôtels à La Havane et Varadero (voir encadré). Pernod Ricard a été parmi les premières entreprises à investir à Cuba, avec la commercialisation du rhum Havana Club en exclusivité mondiale. ALTADIS (groupe franco-espagnol SEITA et TABACALERA) est présent en partenariat avec Cubatabaco, la RATP a vendu 240 autobus d´occasion au ministère des transports, PSA et Renault représentent environ 30% des ventes de véhicules neufs à Cuba. Pour la mission économique de l’ambassade de France ,« La présence française est insuffisante au regard du potentiel que recèle le marché cubain et des perspectives d’ouverture économique que pourrait accélérer la fin de l’embargo américain, par ailleurs déjà entièrement levé en ce qui concerne les produits alimentaires et les médicaments. » Un système de sous traitance de la main d'oeuvreAvec le système de sous traitance imposé par l’Etat cubain, la main d’œuvre locale n’est pas bon marché, même si les salaires perçus par les Cubains sont en moyenne très faibles (210 pesos, soit 8 $ environ par mois). « Par exemple ma secrétaire est payée 390 pesos par mois ( 15 $) mais elle me coûte 819$ (charges comprises). Si je décide de la licencier, les indemnités sont payées à ACOREC en fonction de l’ancienneté du salarié, pas dans mon entreprise mais de l’ancienneté totale du salarié au travail. Ce système rend quasiment impossible l’embauche d’une personne âgée. » explique un chef d'entreprise français installé à Cuba. Malgré ce système, très profitable pour l’Etat cubain, et beaucoup moins pour les salariés cubains, les emplois dans le tourisme et les entreprises mixtes sont très recherchés (environ 30000 cubains travaillent pour des entreprises à capitaux étrangers). En effet un système de primes à la productivité permet d’améliorer le salaire mensuel, mais ces primes sont toutefois plafonnées à 30 $ par mois : pas question d’encourager la création d’une classe de « riches ». |
