www.cubantrip.com  
ricardo gonzalez Journaliste indépendant, Ricardo González Alfonso a été condamné à 20 ans de prison en mars 2003 pour avoir dirigé la publication de « De Cuba », la première revue indépendante à paraître depuis la Révolution cubaine de 1959.
1969 jours se sont écoulés depuis le 18/03/2003, jour de l'arrestation de Ricardo Gonzalez à La Havane
mon ange, guillermo rosalesGuillermo Rosales est un écrivain Cubain qui appartient à la génération des "marielitos", c'est à dire des exilés qui ont fui Cuba en 1980 en partant du port de Mariel.Il témoigne de la difficulté de s'intégrer dans la société américaine dont les attentes et le mode de vie sont si différents de Cuba. Guillermo Rosales est un comtemporain de Reinaldo Arenas, la figure emblématique de cette génération qui a quitté Cuba en 1980, dans des conditions très difficiles. A Cuba, le régime castriste a organisé des actes de "repudio" , c'est à dire des manifestations de haines et de violences pour faire du départ de Mariel un épisode sordide de l'histoire de Cuba. Aux Etats Unis, l'afflux de réfugiés (plus de 100 000) a crée des problèmes d'intégration, d'autant que Castro a profité de l'exode massif de Mariel pour vider ses prisons et ses hopitaux psychiatriques.

Présentation de l'éditeur

William Figueras est un écrivain cubain de trente-huit ans qui a fui un régime carcéral. Cet exilé total, comme il se définit lui-même, (et non exilé politique) est supposé apprendre à survivre à une trahison qui l'est tout autant : un régime révolutionnaire qu'il faut brûler après l'avoir adoré et ce nouveau monde qui attend une reddition sans condition à la sphère étriquée des triomphateurs - les parvenus cubains aux dents saines et aux ongles soignés qui exhibent leurs lourdes chaînes en or au volant de Cabriolet grand sport à travers les larges avenues de Miami Beach.
L'estimant inapte à jouir de sa liberté, la famille de cet être maigre, craintif et paranoïaque l'interne dans un boarding Home, asile privé où l'on se débarrasse à loisir de toutes sortes de déchets humains (vieillards, impotents, fous). L'institution fonctionne en vase clos, véritable microcosme tant du régime castriste que de nos sociétés "libérales". Elle a ses bourreaux, ses victimes et ses témoins : un gérant sans scrupule, un personnel brutal et servile et sa table des intouchables où viennent prendre place une décatie édentée, le vieux borgne qui exhibe son pénis fripé, ou encore ce dément qui crie sans cesse "je veux mourir". Au coeur de cet enfer d'urine, de sueur, de chairs flasques et de désespérance surgit un jour une fleur. Une jeune femme vulnérable qui lui demande la mort et l'appelle "mon ange". Il lui donne l'amour et entrevoit une possibilité de rédemption. Mais aucune échappatoire n'est à la mesure de sa folie de vivre ; les grilles se referment sur lui et en lui, seul dans cet univers hallucinant où l'on ne peut que souffrir et faire souffrir. C'est ici qu'il faudra vivre, et pour toujours.

Insulaires ou exilés, les Cubains des deux bords ont tenté d'instrumentaliser ce roman pour le réduire à un règlement de comptes. S'il l'est, c'est avec des instances supérieures. Dans une langue concise, crue, sans message d'espérance ni pitié pour personne, Guillermo Rosales nous oblige à regarder sans ciller la brutalité du monde, taillant au scalpel les viscères nauséabonds d'êtres qui ne sont que souffrance. Métaphysique du renoncement, métaphore de la condition humaine, ce livre testamentaire est un diamant pur qui éclaire notre part d'humanité.

EXTRAIT
On pouvait lire boarding home sur la façade de la maison, mais je savais que ce serait mon tombeau. C’était un de ces refuges marginaux où aboutissent les gens que la vie a condamnés. Des fous pour la plupart. Mais aussi des vieillards que leurs familles abandonnent pour qu’ils meurent de solitude et n’empoisonnent plus la vie des triomphateurs.

– Ici tu seras bien, dit ma tante, assise au volant de sa Chevrolet dernier cri. Il n’y a plus rien à faire, tu l’admettras.

Je comprends. Je ne suis pas loin de la remercier de m’avoir trouvé ce taudis pour rester en vie sans avoir à dormir sur des bancs publics, dans des parcs, couvert de crasse, en traînant mes baluchons de vêtements. – Il n’y a plus rien à faire. Je la comprends. J’ai été enfermé dans trois asiles de fous au moins depuis que je suis ici, dans cette ville de Miami où je suis arrivé il y a six mois pour fuir la culture, la musique, la littérature, la télévision, les événements sportifs, l’histoire et la philosophie de l’île de Cuba.

Je ne suis pas un exilé politique. Je suis un exilé total. Je me dis parfois que si j’étais né au Brésil, en Espagne, au Venezuela ou en Scandinavie, j’aurais fui tout autant leurs rues, leurs ports et leurs prairies. – Ici tu seras bien, dit ma tante.Je la regarde. Elle me regarde avec dureté. Aucune pitié dans ses yeux secs. Nous descendons. On pouvait lire boarding home sur la maison. Une de ces maisons qui recueillent la lie de la société. Des êtres aux yeux vides, aux traits anguleux, aux bouches édentées, aux corps malpropres. Je crois que de tels lieux n’existent qu’ici, aux Etats-Unis. On les connaît aussi sous le nom de homes tout court. Ce ne sont pas des établissements publics. N’importe quel particulier peut en ouvrir un à condition d’obtenir la licence de l’Etat et de suivre un stage paramédical. Ma tante me donne des explications : – … une affaire comme une autre. Une entreprise comme les pompes funèbres, un commerce d’opticien, une boutique de mode. Ici tu paieras trois cents pesos*.

Nous avons ouvert la porte. Ils étaient tous là. René et Pepe, les deux débiles mentaux ; Hilda, la vieille décatie qui urine continuellement dans ses robes ; Pino, un homme gris et silencieux qui fixe l’horizon, le regard dur ; Reyes, un vieux borgne dont l’œil de verre suppure sans cesse un liquide jaunâtre ; Ida, la grande dame déchue ; Louie, un Yankee vigoureux au teint olivâtre qui hurle sans arrêt comme un loup pris de folie ; Pedro, un vieil Indien, peut-être péruvien, témoin silencieux de la méchanceté du monde ; Tato, l’homosexuel ; Napoléon, le nain ; et Castaño, un vieillard de quatre-vingt-dix ans qui sait seulement crier : "Je veux mourir ! Je veux mourir ! Je veux mourir !"

l'opinion du Monde sur ce livre
l'opinion de Libération sur ce livre
08 août 2008
billets d'avion pas cher : dernière minute
publicite
Comparez les offres de vols avec un des leaders européens des voyages en ligne.
Opodo.fr
Les meilleurs tarifs du marché pour vos billets avionLes meilleurs tarifs du marché pour vos billets avion, vos sejours, vos hotels, vos locations voiture.
expedia.fr
Billet avion, voyage, location, week-end, hotel, croisiere et voiture aux meilleurs prix Voyages sncf
Achat et reservation de billets d'avions en ligne. Vols low cost, charters, location de voitures, a prix discount en France et a l'étranger.
Ebooker.fr
Réservation en ligne, services et offres promotionnelles disponibles sur le site europcar.fr pour les particuliers et les professionnels Europcar.fr
Besoin de louer une voiture ? Louer chez Hertz, c'est bénéficier de tous les avantages du leader mondial hertz.fr
liens sponsors
opodo, vols pas cher, sejours degriffes ebooker, vols, charter, low cost vols, location voiture last minute, degriftour, derniere minute opodo, vols pas cher, sejours degriffes vivacances, vols, sejours

Ajouter à Mon Yahoo!   Add to Google installer fiirefox Valid XHTML 1.0 Transitional Skype me